Après des compositeurs explorant des musiques dans des langages et des esthétiques plus expérimentaux (de Philippe Fénelon à Misato Mochizuki), le Festival a souhaité proposer des compositeurs s’inscrivant dans un héritage des écritures tonales et modernes (Guillaume Connesson, Philippe Hersant, Éric Tanguy).

Philippe Hersant - 2016/2017

Né le 21 juin 1948 à Rome (Italie), Philippe Hersant fait ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de composition d’André Jolivet, notamment, avant d’être boursier de la Casa Velasquez de 1970 à 1972 puis de la Villa Médicis de 1978 à 1980.
Sans jamais chercher à faire école, il fut l’un des premiers de sa génération à se situer, de nouveau, dans l’espace tonal et modal. Il n’en bannit pas moins toute inclination néo-classique.
Son catalogue est riche de plus d’une centaine d’œuvres (sans compter la musique de scène) pour des formations très diverses, orchestre, chœur, musique de chambre, musique instrumentale soliste ainsi que deux opéras.
Largement reconnu dans le monde musical actuel, d’illustres institutions lui passent régulièrement commandes, de nombreuses distinctions lui ont été décernées : Grand Prix musical de la Ville de Paris, Prix des compositeurs de la SACEM, Grand Prix SACEM de la musique symphonique, Grand Prix de la Fondation Del Duca, Victoires de la Musique Classique, Grand Prix Lycéen des Compositeurs…

Philippe Hersant en quelques dates :

Élève d’André Jolivet (classe de Composition) au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris Boursier de la Casa Velázquez, à Madrid (1970-72) puis de la Villa Médicis, à Rome (1978-80)
- Grand Prix Musical de la Ville de Paris (1990)
- Prix des Compositeurs, décerné par la SACEM (1991)
- Prix Nouveaux Talents, décerné par la SACD (1993)
- Nommé deux fois aux Victoires de la Musique Classique 1993 pour Le Château des Carpathes
- Grand Prix de l’Académie du Disque français pour l’enregistrement du Château des Carpathes
- Prix Arthur Honegger (1994)
- Prix du Syndicat de la Critique Musicale et Dramatique (1994) pour Le Château des Carpathes
- Prix Maurice Ravel (1996)
- Grand Prix de la Musique Symphonique, décerné par la SACEM (1998)
- Grand Prix Musical de la Fondation Simone et Cino del Duca, décerné par l’Académie des Beaux-Arts (2001)
- Tête d’affiche du Festival Présences de Radio France en février 2004. Une rétrospective de ses œuvres a été proposée à cette occasion
- Victoire de la Musique classique (Compositeur de l’année) en 2005 et en 2010
- Grand Prix Lycéen des compositeurs (2012)
- Prix de la Musique décerné par la SACD (2014)
- Victoire de la Musique classique (Compositeur de l’année) en 2016

Son catalogue comporte environ une centaine d’œuvres pour des formations très diverses (orchestre, chœur, musique de chambre, musique instrumentale soliste), ainsi que deux opéras, de nombreuses musiques de scène et quelques musiques de films.

Ses œuvres sont publiées aux éditions Durand-Salabert
Biographie, photos, catalogue disponibles sur www.philippehersant.com

Guillaume Connesson - 2014/2015

Guillaume Connesson a étudié le piano, l’histoire de la musique, l’analyse et la direction de chœur au Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt, ainsi que l’orchestration au Conservatoire National de Paris. Parallèlement à ses études, il a pris conseil auprès de Marcel Landowski. Il est actuellement professeur d’orchestration au Conservatoire National de Région d’Aubervilliers.
En 1998, il obtient le prix Cardin de l’Institut de France pour Supernova et en 1999 le prix Nadia et Lili Boulanger. En 2000 il obtient le prix de la SACEM (jeune compositeur), en 2001 une bourse de la Fondation Natexis et en 2006 le Grand Prix Lycéen des Compositeurs. En 2011 il obtient le Grand Prix SACEM pour l’ensemble de sa carrière.
Il est joué régulièrement par les plus grands orchestres anglais et américains (Philadelphia Orchestra, BBC Symphony Orchestra, National Symphony Orchestra, Cincinnati Symphony Orchestra, Houston Symphony Orchestra…). Des commandes ont été à l’origine de la plupart de ses œuvres, comme Supernova (Orchestre Philharmonique de Montpellier, 1997), Athanor (Chœur et Orchestre national de France 2004) ou récemment Une Lueur dans l’Age sombre (Royal Scottish National Orchestra, 2005) et Aleph (Miami New World Symphony Orchestra, Toronto Symphony Orchestra, Royal Scottish National orchestra).

- Février 2015 : Guillaume Connesson remporte la Victoire de la musique classique dans la catégorie Compositeur pour son œuvre Cythère, pour 4 percussionnistes et orchestre.
- Octobre 2014 : Le dernier CD de Guillaume Connesson (Concerto pour violoncelle et ballet Lucifer) est CHOC de Classica !

Ses œuvres sont publiées aux éditions Billaudot et Durand-Salabert-Eschig.

Misato Mochizuki - 2012/2013

Née à Tokyo en 1969, Misato Mochizuki est l’un des compositeurs les plus actifs en Europe et au Japon. Après une Maîtrise de composition à l’Université Nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo, elle obtient en 1995 un premier prix de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, puis participe au cursus de l’IRCAM (1996-1997).
Alliage original entre tradition occidentale et souffle asiatique, l’écriture de Misato Mochizuki développe des rythmiques séduisantes et des timbres improbables, avec une grande liberté formelle et stylistique. Son catalogue, édité par Breitkopf & Härtel, compte aujourd’hui une quarantaine de pièces, dont quinze œuvres symphoniques et onze pièces pour ensemble.

Jouées lors de festivals internationaux tels que Festival de Salzburg, la Biennale de Venise ou “La folle journée” de Tokyo, ses oeuvres ont reçu de nombreux prix parmi lesquels le prix du public en 2002 pour Chimera au festival Ars Musica (Bruxelles), le prix du gouvernement japonais pour le meilleur jeune talent artistique en 2003, le prix Otaka en 2005 pour la meilleure création symphonique au Japon pour Cloud nine, le grand prix de la Tribune internationale des compositeurs en 2008 (Dublin) pour L’heure bleue ou encore le prix de l’artiste féminine de Heidelberg en 2010. Son portrait symphonique au Suntory Hall de Tokyo (2007), le ciné-concert au musée du Louvre avec une mise en musique du film muet Le fil blanc de la cascade de Kenji Mizoguchi, ou encore son portrait au Festival d’automne à Paris (2010) figure parmi ses productions les plus marquantes.

Entre 2011 et 2013, Misato Mochizuki est compositrice en résidence au Festival international de musique de Besançon.
Son premier disque monographique, sorti en 2003 avec le Klangforum Wien (chez KAIROS), a été salué par la critique. Le deuxième sortira en 2014 chez Neos.

Elle enseigne depuis 2007 les disciplines artistiques à l’Université Meiji Gakuin de Tokyo, et a été professeur invitée aux cours d’été de Darmstadt (2008), de Royaumont (2009), Takefu, ou encore au Conservatoire d’Amsterdam. Ces activités nourrissent continuellement ses réflexions sur le rôle du compositeur dans la société d’aujourd’hui et sur sa nécessité d’ouverture. Par ailleurs, Misato Mochizuki tient une rubrique concernant la musique et la culture tous les trois mois au sein du prestigieux quotidien Yomiuri Shimbun, journal le plus lu au Japon.

Ses œuvres sont publiées aux éditions Breitkopft & Härtel.

Michael Jarrell - 2010/2011

Au fil des œuvres, Michael Jarrell trace les lignes de son autoportrait musical, miroir d’un esprit rigoureux, maître exact de ses productions.

Né à Genève le 8 octobre 1958, Michael Jarrell étudie la composition dans la classe d’Eric Gaudibert au Conservatoire de Genève et lors de divers stages aux Etats-Unis, Tanglewood (1979). Il complète sa formation à la Staatliche Hochschule für Musik de Freiburg im Brisgau, auprès de Klaus Huber.

Depuis 1982, son œuvre a reçu de nombreux prix : prix Acanthes (1983), Beethovenpreis de la Ville de Bonn (1986), prix Marescotti (1986), Gaudeamus et Henriette Renié (1988), Siemens-Förderungspreis (1990). Entre 1986 et 1988, il séjourne à la Cité des Arts à Paris et participe au stage d’informatique musicale de l’Ircam. Il est ensuite pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1988/89, puis membre de l’Istituto Svizzero di Roma en 1989/90. Il reçoit le Prix Musique de la Ville de Vienne en 2010 (Musikpreis der Stadt Wien).

D’octobre 1991 à juin 1993, il est compositeur résident à l’Orchestre de Lyon. Depuis 1993, il est professeur de composition à l’Université de Vienne. En 1996, il est accueilli comme « compositeur en résidence » au festival de Lucerne, puis est célébré lors du festival Musica Nova Helsinki, qui lui est dédié en mars 2000. En 2001, le festival de Salzbourg lui passe commande d’un concerto pour piano et orchestre intitulé Abschied. La même année, il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres. En 2004, il est nommé professeur de composition au conservatoire supérieur de Genève.

A l’occasion des quatre-vingt cinq ans de Pierre Boulez, en 2010, Michael Jarrell compose La Chambre aux échos pour l’Ensemble intercontemporain dirigé par Susanna Mälkki.
L’année 2012 voit la création, à Salt Lake City et Lyon, de son concerto pour violoncelle Emergences (Nachlese VI), écrit pour Jean-Guihen Queyras, ainsi que de Nachlese Vb – Liederzyklus pour soprano et ensemble, à Genève et New York.

Ses œuvres sont publiées aux éditions Henry Lemoine.

Edith Canat de Chizy - 2009

Tout en poursuivant des études d’Art et d’Archélogie et de Philosophie à la Sorbonne, Edith Canat de Chizy obtient successivement six premiers prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dont celui de composition. Elle s’initie à l’électroacoustique au Conservatoire et au Groupe de Recherches Musicales. Elève d’Ivo Malec, elle fait en 1983 la rencontre décisive de Maurice Ohana à qui elle consacrera avec François Porcile une monographie en 2005 aux Ed. Fayard. Dans l’oeuvre de cette violoniste de formation, qui comporte à ce jour plus de soixante dix opus, la musique concertante occupe une place de choix : Moïra, concerto pour violoncelle, primé en 1999 au Concours Prince Pierre de Monaco ; l’année suivante, Exultet, concerto pour violon créé en 1995 par Laurent Korcia, est nominé aux Victoires de la Musique ; Les Rayons du Jour, concerto pour alto, créé en février 2005 par Ana Bela Chaves et l’Orchestre de Paris dirigé par Christoph Eschenbach. Parmi ses oeuvres marquantes, pour la plupart commanditées par l’Etat, Radio-France, l’Orchestre de Paris, l’IRCAM, des ensembles tels que Musicatreize, les Solistes XXI,le Nederlands Kamerkoor, Sequenza 9.3, Accentus, TM+…, on notera particulièrement ses pièces vocales,ses œuvres pour cordes, notamment ses trois quatuors, et ses pièces symphoniques dont Omen, créée en octobre 2006 par l’Orchestre National de France, et Pierre d’Eclair, créé en Mars 2011 par l’Orchestre National de Lyon, ainsi qu’Over the sea, sa première oeuvre avec dispositif électronique créée le 11 Mai 2012. Elle a été plusieurs fois en résidence, notamment au Festival de Besançon où sa pièce pour grand orchestre Times a été imposée à la finale du Concours International des Jeunes Chefs d’Orchestre 2009, et créée par le BBC Symphony Orchestra. De nombreuses distinctions sont venues couronner son oeuvre : Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs (pour Yell, en 1990), Prix Paul-Louis Weiller de l’Académie des Beaux-Arts (1992), Coup de coeur de l’Académie Charles Cros pour son CD Moving, plusieurs prix décernés par la SACEM dont le Grand Prix de la Musique Symphonique en 2004. Nommée Chevalier des Arts et Lettres en 1994, Officier de l’Ordre National du Mérite en 2012, élue à l’Académie des Beaux-Arts en 2005, Edith Canat de Chizy est la première femme compositeur à être reçue à l’Institut de France. Elle enseigne la composition au CNR de Paris depuis 2007.

- En janvier 2008, elle est nommée Chevalier de la Légion d’Honneur.
- En 2015, l’Académie Charles Cros lui attribue le Grand Prix du Président de la République pour l’ensemble de son œuvre à l’occasion de la sortie de son CD « Over the sea » édité par le label Fy-Solstice.

Ses œuvres sont éditées aux Editions Henry Lemoine.

Bruno Mantovani - 2006/2008

Bruno Mantovani est né le 8 octobre 1974. Après avoir remporté cinq premiers prix au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (analyse, esthétique, orchestration, composition, histoire de la musique) et participé au cursus d’informatique musicale de l’Ircam, il débute une carrière internationale, et ses oeuvres sont jouées au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Philharmonie de Cologne, au KKL de Lucerne, à la Scala de Milan, au Carnegie Hall et au Lincoln Center à New York, à la Cité de la musique et à la salle Pleyel à Paris, au Musikverein de Vienne. Fidèle à ses interprètes de prédilection, il collabore avec de prestigieux solistes (Jean-Efflam Bavouzet, Alain Billard, Jean-Guihen Queyras, Antoine Tamestit, Tabea Zimmermann), chefs d’orchestres (Pierre Boulez, Riccardo Chailly, Sir Andrew Davis, Peter Eötvös, Laurence Equilbey, Gunter Herbig, Emmanuel Krivine, Susanna Mälkki, Jonathan Nott, Pascal Rophé François-Xavier Roth, Ilan Volkov), ensembles (Accentus, intercontemporain, TM+) et orchestres (Symphonique de Bamberg, BBC de Cardiff, Symphonique de Chicago, WDR de Cologne, La Chambre Philharmonique, Radio de Francfort, Gewandhaus de Leipzig, Philharmonique de Liège, BBC de Londres, Académie de Lucerne, Orchestre de Paris, Orchestre de l’Opéra de Paris, Philharmonique de Radio France, Radio de Sarrebruck, Philharmonie Tchèque, NHK de Tokyo, RAI de Turin, Sinfonia Varsovia, RSO de Vienne).

Il reçoit plusieurs distinctions dans des concours internationaux (Stuttgart en 1999, Tribune des compositeurs de l’Unesco en 2001), les prix Hervé Dugardin, Georges Enesco et le Grand Prix de la Sacem en 2000, 2005 et 2009, le prix André Caplet de l’Institut en 2005, le prix du nouveau talent de la SACD en 2007, le prix Belmont de la fondation Forberg-Schneider la même année, la Victoire de la Musique du « compositeur de l’année » en 2009, le prix Claudio Abbado de la Philharmonie de Berlin et le prix de la presse musicale internationale en 2010, et de nombreuses récompenses pour ses enregistrements discographiques (dont plusieurs coups de coeur de l’académie Charles Cros, un « Choc de l’année » du Monde de la musique, et une sélection dans les dix meilleurs disques de l’année 2008 dans le New York Times). Il est fait Chevalier des Arts et Lettres en janvier 2010. Il est en résidence à la Herrenhaus d’Edenkoben en 1999, au festival Octobre en Normandie pour son édition 2001, à Bologne dans le cadre du programme « Villa Médicis hors les murs » de l’AFAA en 2002, à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) en 2004-2005, au festival de Besançon des éditions 2006 à 2008, auprès de l’Orchestre National de Lille de 2008 à 2011, puis de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse à partir de 2010. Le festival Musica, dont il est un invité privilégié depuis 2001, lui a consacré un portrait en 2006.

Il débute à partir de 2010 une collaboration régulière avec l’Opéra National de Paris (création du ballet Siddharta, d’un opéra sur la vie de la poétesse russe Anna Akhmatova en 2011, d’un concerto pour violon, Jeux d’eau, à l’attention de Renaud Capuçon et Philippe Jordan en 2012 et d’un trio en 2014).
Passionné par les relations entre la musique et les autres formes d’expression artistique, il collabore avec les romanciers Hubert Nyssen et Eric Reinhardt, les librettistes Christophe Ghristi et François Regnault, les cuisiniers Ferran Adrià et Mathieu Pacaud, les chorégraphes Jean-Christophe Maillot et Angelin Preljocaj, le cinéaste Pierre Coulibeuf. Son travail questionne régulièrement lhistoire de la musique occidentale (Bach, Gesualdo, Rameau, Schubert, Schumann) ou les répertoires populaires (jazz, musiques orientales). Bruno Mantovani est aussi chef d’orchestre, et dirige régulièrement des ensembles de musique contemporaine (Accentus, Alternance, Intercontemporain, Sospeso, TM+) ainsi que les orchestres de Lille et du Capitole de Toulouse. Il va faire ses débuts avec l’Orchestre National de Lyon et l’Orchestre de Paris lors de la saison 2011-12.

Bruno Mantovani est directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris depuis septembre 2010.

Ses œuvres sont éditées aux Editions Henry Lemoine.

Philippe Fenelon - 2004/2005

Compositeur français né en 1952, Philippe Fénelon débute à l’âge de huit ans sa formation musicale qu’il poursuivra au Conservatoire d’Orléans. Deux professeurs de piano marquent profondément sa personnalité naissante de musicien et d’artiste. Janine Coste — elle-même élève de Cortot, Nat et Messiaen — transmet au jeune Fénelon la technique classique et la perspective historique de la musique. Claude Ardent le rend sensible aux liens qui unissent musique et littérature. À 17 ans, il fait son premier voyage au festival de Bayreuth. Lors d’une exécution des Noces de Stravinski, sous la direction de Pierre Boulez, il décide de devenir compositeur.

En 1971, à Paris, il suit des cours de bulgare, de littérature comparée et de linguistique à l’École des langues orientales. Admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il obtient le prix de composition dans la classe d’Olivier Messiaen en 1977. Suivra une vaste production de plus de cent œuvres.

Nombre de ses partitions ont été conçues à l’intention de solistes de renom comme Michel Arrignon (Latitudes, pour clarinette et ensemble), Maryvonne Le Dizès (Omaggio, pour violon), Joëlle Léandre (Notti, pour contrebasse et voix), Florent Boffard (Concerto pour piano), le Quatuor Arditti (Quatuor à cordes n°3), Florent Jodelet (Zabak), le quatuor Belcea (Quatuor à cordes n°4 avec voix)… L’Ensemble Intercontemporain a créé sept de ses œuvres dont Diagonal et Midtown. Les Dix-huit madrigaux, sur les Duineser Elegien de Rilke, pour voix et instruments anciens, ont été créés à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille. Gloria, pour orchestre, commande du festival de Besançon pour le Concours International de jeunes chefs d’orchestre, a fait l’objet d’un film produit par FR3 et a été interprété par le BBC Symphony Orchestra sous la direction de Sir Andrew Davis.

Le style libre de Fénelon est ouvert à la fois à l’invention et à l’histoire. Privilégiant les rapports entre littérature, peinture et musique, son écriture n’hésite pas à repenser les genres hérités du passé (concerto, quatuor à cordes, madrigal). Sa réflexion sur la fonction de la dramaturgie mène sa recherche vers une approche singulière de l’art lyrique.

Son premier opéra, Le Chevalier Imaginaire, d’après Cervantès et une nouvelle de Kafka, a été créé au Théâtre du Châtelet en 1992. Il compose ensuite Les Rois, d’après Cortázar, (Opéra national de Bordeaux, 2004), Salammbô, d’après le roman de Flaubert (Opéra national de Paris, 1998 – reprise en 2000), Faust, sur le poème de Nikolaus Lenau (Théâtre du Capitole, 2007 – Opéra national de Paris, 2010), Judith, monodrame en un acte d’après Friedrich Hebbel (Opéra national de Paris, 2008), La Cerisaie, d’après Tchekhov (Théâtre Bolchoï, 2010 – Opéra national de Paris, 2012), JJR, citoyen de Genève pour la commémoration du tricentenaire de Jean-Jacques Rousseau (Grand Théâtre de Genève, 2012) et Flaubert &Voltaire (festival Castell de Peralada, 2014).

Philippe Fénelon a également composé pour le ballet. Sa pièce Yamm, commande de l’Opéra national de Paris, a été donnée au Palais Garnier en 2000 dans une chorégraphie de Lionel Hoche. Il a travaillé à plusieurs reprises avec le chorégraphe Michel Kelemenis qui a présenté Pasodoble à Marseille (Théâtre de la Criée) et à Nanterre.

Le compositeur a réalisé plusieurs films dont 87, Galle road, Bentota, consacré à une maison construite par l’architecte sri-lankais Geoffrey Bawa. En 2002, Carnet I – Anne-Marie Pécheur, est montré à Lussas ( » États généraux du documentaire « ) et à Paris (L’Archipel). En 2005, La vie est plus courte qu’un jour d’hiver, sur la vie de la compositrice Leni Alexander, est présenté au festival de Montpellier, au festival de Besançon, au FIPATEL de Biarritz et à Santiago de Chile. Aurora Bernárdez leyendo a Cortázar, a été montré lors de l’exposition consacrée à Julio Cortázar, à Santiago de Compostela, Paris (Maison de l’Amérique Latine et Institut Cervantès), Tokyo (Institut Cervantès) ainsi qu’au Mexique et aux États-Unis. Son dernier film, La Vuelta al día, a été projeté à la télévision argentine pour le centenaire de l’écrivain Julio Cortázar.

Dans son livre, Arrière-pensées (Musica Falsa, 1998), le compositeur a interrogé sa démarche de compositeur et les perspectives de la musique d’aujourd’hui. Il a publié Histoires d’opéras chez Actes sud (2007) et prépare un nouveau volume sur son parcours de compositeur.

Pour son œuvre pour piano Épilogue Fénelon a obtenu le prix Stockhausen à Bergame (1980). Pensionnaire de la Casa Vélasquez en Espagne (1981-1983), invité à Berlin par le Deutscher Akademischer Austauchdienst (1988), prix Georges Wildenstein (1983), prix Hervé Dugardin, SACEM (1984), bourse de la Fondation Beaumarchais (1990), prix Villa Médicis hors les murs (1991), prix des Nouveaux talents en musique dramatique, SACD (1992), le compositeur a aussi reçu le Prix Musique de la SACD (2004) et le Grand Prix de la Musique Symphonique de la SACEM (2007).

Philippe Fénelon est chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’ordre national du Mérite.

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