Toute cette année, nous vous donnons rendez-vous avec l’histoire du Festival à travers des photos d’archives, des bribes d’histoire et des anecdotes… pour célébrer la 75e édition du Festival de musique !

La plupart de ces pastilles sont issues du cahier « Besançon, une saga en musique », rédigée par le journaliste Julien Sykes à l’occasion de la 70e édition du Festival.

Le saviez-vous ?

La création du Festival

Le Festival de Besançon a vu le jour en 1948 à l'initiative du violoniste Gaston Poulet.
C'est le troisième festival de musique créé en France, après Strasbourg et Aix-en-Provence !
Il a le même nombre d'années au compteur que le Festival de Cannes.

Le saviez-vous ?

La lyre

L'instrument est présent sur les affiches et programmes du Festival dès les premières éditions (ici en 1949). Elle symbolise la boucle du Doubs qui enserre le centre-ville de Besançon.
La « Lyre d'or » est décernée au lauréat du Concours de jeune chef d'orchestre dès 1968, dans la catégorie « amateurs ». Le Prix « Émile Vuillermoz » est quant à lui réservé aux professionnels et équivaut à « la reconnaissance d’un métier ».
En 1974, le Concours révise son règlement et les deux sections (amateur / professionnels) sont abolies : tous les candidats de moins de trente ans peuvent s’inscrire au Concours. Le premier lauréat reçoit donc le prix «Émile Vuillermoz », d’une valeur de 5000 francs à l’époque, assorti d’une bourse de stage d’un an auprès d’un chef régional et de la « Lyre d’Or », réalisée par un artiste bisontin.

Le saviez-vous ?

Le Magic Mirror

Le projet du Magic Mirror émerge en 2002 à la faveur d’une thématique des « musiques en miroir » (à l’image du millésime qui se reproduit, à l’identique, dans une glace)
Le chapiteau Belle-Époque installé Place Granvelle se veut un lieu festif et convivial où écouter des musiques métissées. La programmation est confiée à Clément François et, la première édition étant un succès, le Magic Mirror sera maintenu les années suivantes. Spakr, Tchavolo Schmitt, Bratsch, Lazare, Marcio Faraco, le Cirque des Mirages, Krachtavalda, Bonga, Misia, Mayra Andrade, Musica Nuda, Yom, Transat, Cumbia ya… tous ont foulé le plancher du Magic Mirror !
Le lieu sera abandonné en 2014 pour laisser sa place à une double programmation : jazz au « Pianos-bar » (la Salle Proudhon du Kursaal, avec une scénographie repensée pour l’occasion) et musiques métissées au Petit Kursaal.
Depuis 2020, la scène jazz est « hors les murs » et en plein air, Place Granvelle.

Le saviez-vous ?

L’un des 1er Concours de chefs !

« Avez-vous réfléchi quelquefois à la disgrâce dont souffre un adolescent possédé par le démon de la baguette et qui n’a aucune possibilité de démontrer que ce n’est pas là, de sa part, un caprice arbitraire mais bien une ambition légitime et justifiée [...] Aussi est-ce à ces déshérités, à ces « refoulés » sans espoir que le Festival de Besançon a songé en instituant ce tournoi. »
En 1951, Émile Vuillermoz, éminent critique musical d’origine comtoise et fortement attaché au Festival, lance le Concours de chefs d’orchestre !
Son idée ? Remédier à la pénurie de chefs d’orchestre en France alors que des étrangers tiennent la vedette, et permettre à des jeunes musiciens « amateurs » d’avoir un orchestre de 80 musiciens à disposition pour mettre le pied à l’étrier et éprouver leurs compétences.
Plutôt que de jouer la discrimination, c’est l’inclusion qui est recherchée ici, avec l’espoir de dénicher des talents. Le Concours s’adresse tout d’abord aux « jeunes de moins de 30 ans ne possédant aucun titre et n’ayant jamais fait acte de professionnel pour la direction d’orchestre ».
Mais les « professionnels » (maîtres et élèves) ne l’entendent pas de cette oreille et le comité fléchira en instaurant deux sections dès 1954 (« non professionnels - non diplômés » et « professionnels - diplômés »).
En 1958, le comité dresse un premier bilan et dénombre quelque 350 concurrents, d’une trentaine de nationalités. Un nouveau volet qui contribue au rayonnement de Besançon en tant que « capitale régionale » en France et à l’étranger !
À l’époque, les concours de chefs d’orchestre sont rares. Le Concours Mitropoulos de New York (qui s’inspirera du règlement de Besançon) et le prestigieux Concours Karajan de Berlin verront le jour la décennie suivante. Face au milieu musical qui exige des compétences toujours accrues, il n’y aura plus qu’une seule catégorie destinée aux « professionnels » dès 1974.
Parmi les lauréats de Besançon citons le Roumain Sergiu Comissiona en 1954, l’Allemand Gerd Albrecht en 1957, le Japonais Seiji Ozawa en 1959 (il avait 24 ans !), Michel Plasson en 1962 (dans la section « non professionnels »), le Tchèque Zdenek Mácal en 1965, l’Espagnol Jésus Lopez-Cobos en 1968 (en « non professionnels »). Puis, Sylvain Cambreling en 1974, Yutaka Sado en 1989, le français Lionel Bringuier en 2005 (qui remportait le 49e Concours à l’âge de 18 ans !), Kazuki Yamada en 2009, Ben Glassberg en 2017 et la japonaise Nodoka Okisawa en 2019.