Avec la 74e édition du Festival de musique de Besançon Franche-Comté et le 57e Concours de jeunes chefs d’orchestre, ce ne sont pas seulement l’art et la culture qui sont à l’honneur, c’est toute notre vie sociale qui est à la fête !

Nous en mesurons plus encore les bienfaits après une année de pandémie, même s’il convient de prendre encore certaines précautions.
Depuis 1948, cet événement d’envergure internationale rythme nos fins d’été, nous offrant en partage des moments inoubliables. Il n’est qu’à feuilleter l’album des souvenirs pour mesurer combien le festival et son concours sont des éléments distinctifs de notre patrimoine commun. Un patrimoine vivant qui s’enrichit chaque année des prestations de grands interprètes, d’ensembles prestigieux et de talents découverts avec émotion.
Nul besoin d’être un mélomane averti ! D’une qualité exigeante, tout en étant accessible à tous, la programmation s’ouvre à toutes formes d’expression, dont les musiques du monde, tissant des liens à travers le temps
et les cultures. Elle multiplie les concerts gratuits, va à la rencontre de différents publics, essaime de Besançon à Belfort en passant par Lons-le-Saunier, Vesoul, Baume-les-Dames…
La richesse et la diversité de cet événement, son ancrage culturel, mais aussi social et économique, donnent pleinement sens à l’engagement constant de nos collectivités auprès de ses organisateurs.
Pour paraphraser Georges Duhamel, nous pouvons affirmer que la musique « est ce qui fait d’une journée de travail une journée de vie » !

Brochure de la 74e édition
Bilan de la 74e édition
Revue de presse 2021
Dossier de presse 2021
La médiathèque de l'édition 2021

Premier bilan

Bilan artistique

Le retour de la Compagnie La Tempête, à Besançon et Baume-les-Dames aura, une fois encore, marqué les esprits avec deux très beaux concerts mis en lumière.

L’Orchestre national de Lyon, entre deux étapes du Concours, a réservé une belle soirée en compagnie du pianiste Alexandre Kantorow, avec notamment une pièce de Camille Pépin, La Source d’Yggdrasil. Les Siècles ont brillamment célébré Saint-Saëns, tandis que Les Dissonances ont offert au public (plus jeune qu’à l’accoutumée) un Sacre du Printemps « ébouriffant » [Resmusica], sans chef d’orchestre !

Après un concert d’ouverture remarqué, l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté, partenaire privilégié et historique du Concours, s’est plié avec brio à l’exercice exigeant des deux premiers tours de la compétition sous la baguette des vingt jeunes candidats.

Outre la musique vocale et symphonique, les concerts du Bagad Kemper en ouverture ont largement séduit, sans oublier Koum Tara et Hâl (Keyvan Chemirani) en musiques du monde, tandis que les Apéro-jazz semblent être désormais un rendez-vous attendu par les bisontins en première partie de soirée.

Si la plupart des soirées ont fait de belles salles, notamment le concert de clôture qui a accueilli plus de 700 personnes pour entendre l’Orchestra di Padova e del Veneto (report de 2020), certains concerts ont un peu moins séduit : le récital de Boris Berezovsky (avec un changement de date) ou la soirée Cordes au féminin avec Le Concert Idéal.
En région, fréquentation contrastée également, avec un public nombreux à Lons-le-Saunier et Baume-les-Dames, mais plus frileux à Dole ainsi que sur les scènes de Vesoul et Belfort (ce dernier lieu ayant appliqué une jauge réduite).

Les Dissonances © Yves Petit

57e Concours

Malgré le contexte sanitaire, le 57e Concours de jeunes chefs s’est déroulé intégralement et a tenu en haleine un public nombreux, demeurant un temps fort incontournable de cette édition.

A l’issue de la Finale opposant Jong-Jie Yon (Chinois de 21 ans), Deun Lee (Coréen du Sud de 32 ans) et Chloé Dufresne (Française de 29 ans), le jury a choisi de délivrer trois « mentions spéciales ».
Si les trois finalistes ont chacun démontré des qualités indéniables, aucun ne se sera hissé à la hauteur du Grand Prix du direction.
La française Chloé Dufresne s’est vu décerner les « coups de cœur » de l’orchestre et du public.

L’annonce de la non-attribution du Grand Prix a suscité de nombreuses réactions de la part du public.
Rappelons que ce dernier est attribué après une semaine d’épreuves. Le jugement du jury se construit au fur et à mesure de la compétition, autant sur les capacités de direction des jeunes chefs que sur leurs façons de travailler avec et de faire travailler les orchestres invités, pendant les épreuves mais aussi pendant les répétitions à huis clos qui ont été très révélatrices cette année.

Attribuer le Grand Prix à un candidat qui n’aurait pas toutes les armes et les atouts nécessaires, c’est le propulser trop tôt devant de grands orchestres internationaux dont le jugement peut être impitoyable, avec le risque d’une expérience néfaste pour le début de sa carrière.

Finale du Concours © Yves Petit

Quelques chiffres

• Dans un contexte encore marqué par les suites de la crise sanitaire, une baisse de fréquentation a été enregistrée mais beaucoup ont déjà repris le chemin des salles de concert

17 400
spectateurs
-28
de fréquentation
11 000
spectateurs sur les concerts payants
6 400
spectateurs sur les concerts gratuits

• Le budget 2021 est sensiblement égal à 2019, dernière année avec Concours

1 300 000
euros environ (chiffre provisoire)

En cette année de sortie de crise sanitaire, le Festival tient particulièrement à remercier tous ses partenaires et mécènes, publics et privés, qui ont maintenu leur soutien et ainsi permis que l’Association ne soit pas en danger.